Histoire de Goutrens
L’ancien chef-lieu de la commune était Cassagnes-Comtaux. A la suite d’une longue dispute entre ce village et celui de Goutrens, la commune fut appelée Cassagnes-Goutrens, puis le 17 avril 1917 Goutrens (nom de type germanique : goth (peuple) et en occitan : Gotrens).
Le prieuré de Saint-Amans dépendait du chapitre de la cathédrale de Rodez. Il fut d’abord annexe de celui de Cassagnes-Comtaux, puis la situation fut inversée. L’église a été construite vers 1890.
La flèche de son clocher supporte une splendide et non moins originale croix occitane.
A l’extérieur du bras droit du transept, du côté de la sacristie, une pierre taillée en forme d’écusson, posée renversée, provient dit-on, de l’ancienne église où elle formait la clé de voûte d’un arceau. Elle porte une inscription, de lecture assez difficile qui pourrait être le nom du massonnier (maçon) ayant construit le premier édifice vers le XVème siècle.
Le cimetière renfermait autrefois le tombeau des Mancip, seigneurs de Flars (à Cassagnes-Comtaux) et de Bournazel (XVème siècle). Il y avait un oratoire.
En 1867, un trésor monétaire gaulois a été trouvé près de Goutrens.
Un agriculteur de La Sancie qui piochait sa vigne déterre quelques bizarres piécettes en argent : alléché par sa trouvaille, il poursuit sa recherche et rassemble un véritable trésor de plus de 20 000 de ces monnaies auxquelles viennent s’ajouter 4 kg du même métal en petits lingots de 50 à 100 g Ces monnaies du type « à la croix » et du « sanglier », épaisses et de forme irrégulière, pèsent uniformément 2,20 g et sont d’un métal très épuré. Sur leur surface, est imprimé la tête stylisée d’un homme aux cheveux bouclés, tandis que les revers portent tantôt un sanglier, tantôt une croix aux angles garnis de divers symboles : hache, soleil, collier…
C’est là un véritable trésor, non seulement par sa valeur marchande, mais aussi par la richesse qu’il représentait lors de son enfouissement et, plus encore, par l’importance des renseignements historiques et scientifiques qu’il nous a transmis. L’intérêt d’une telle découverte s’exprime à travers les très nombreuses études que les archéologues et les numismates lui ont consacrées de 1868 à nos jours. Que reste-t-il aujourd’hui de ce fabuleux trésor ? Quelques échantillons dans divers musées : Rodez (collection de la Société des Lettres), Toulouse, Paris, …Tout le reste a été fondu, faute de trouver acquéreur.
Les environs :
Cassagnes-Comtaux : Jadis Cassagnes-de Panadès (XIII ème siècle) du nom du château de Panat qui se dresse sur un piton de l’autre côté de la vallée, au-dessus de Clairvaux.
Cassagnes est cité depuis l’an 1 000. La localité comprenait trois châteaux : le Castelviel ou château du comte (d’où le nom du village), près de l’église actuelle, Saint-Félix au-dessus du village, occupé par la famille de Saint-Félix puis celle d’Hebrard (XVI ème siècle) et Flars, au fond du village (famille Mancip, seigneur de Bournazel). Ces édifices étaient reliés par une enceinte. Enfin le chapitre de Rodez y avait une maison dite le Capitoul, qui servait de maison de détention en 1793.
L’église Saint-Vincent (patron des vignerons) relevait du chapitre de Rodez (XV ème siècle). Vierge classée.
Les comtes de Rodez avaient un capitaine à Cassagnes. Le village eut un notaire jusqu’à la fin du XIX ème siècle et une école dès le XVII ème siècle. Il y eut donc des activités et notabilités que la décadence actuelle ne laisse pas soupçonner.
Site Internet : www.goutrens.fr



